Contrairement à l’idée que le « corps sec » (faible pourcentage de graisse) serait toujours optimal, la présence d’une petite quantité de graisse intracellulaire, dans les muscles et articulations joue un rôle crucial pour la santé et la performance.
1. Source d’énergie pour les muscles
La graisse intramusculaire constitue une réserve d’énergie précieuse, particulièrement lors d’efforts prolongés ou intenses.
Durant l’exercice, lorsque les réserves de glycogène sont épuisées, les muscles utilisent la graisse stockée localement pour prolonger la performance et éviter la fatigue précoce.
Cette graisse est donc indispensable pour l’endurance et l’efficacité du muscle lors d’activités physiques.
2. Protection et régénération musculaire
Le tissu graisseux fournit des cellules souches nécessaires à la régénération musculaire après des efforts importants ou des blessures.
Des cellules spécialisées issues de la graisse (progéniteurs fibro-adipogéniques) soutiennent la réparation des fibres musculaires, limitant la perte de performance et favorisant la récupération.
3. Rôle dans l’équilibre hormonal et la santé globale
Les graisses participent à la synthèse des hormones essentielles (dont la leptine et d’autres hormones de satiété et de croissance).
Un certain niveau de graisse est aussi fondamental à l’assimilation des vitamines liposolubles (A, D, E, K), essentielles à la santé générale, au système immunitaire et à la solidité des os.
4. Protection articulaire et prévention de l’inflammation
Les acides gras, en particulier les oméga-3, jouent un effet anti-inflammatoire qui protège les articulations et limite l'usure du cartilage.
Ils contribuent à maintenir un bon équilibre inflammatoire, ce qui réduit le risque de douleurs, de blessures et de maladies articulaires chroniques comme l’arthrose.
À l’inverse, le manque total de tissu adipeux est associé à une fragilité accrue des articulations et à une récupération plus difficile après blessures.
5. Maintien de la masse musculaire et fonction métabolique
Un apport équilibré en acides gras polyinsaturés diminue le risque de perte de muscle avec l’âge et participe à un bon fonctionnement métabolique.
Les graisses ne sont néfastes que lorsqu’elles sont accumulées en excès ou mal réparties (par exemple en cas d’obésité), mais une absence quasi totale est délétère pour le métabolisme et la longévité des tissus musculaires.
En résumé, maintenir une petite quantité de gras dans ses muscles et autour des articulations est un gage d’efficacité énergétique, de récupération, de santé articulaire et d’équilibre hormonal. Chercher à éliminer toute trace de gras (« corps sec » extrême) fragilise au contraire le corps, diminue la récupération et la performance, et met en péril la santé à long terme
Pascal Boittn Maître énergéticien holistique






